Ateliers amateurs

>> Atelier amateurs à l’année du Théâtre de Vienne : Les Prétendants d'après Jean-Luc Lagarce - 12 mai 2016 au Théâtre de Vienne (38) à 20h30 - Entrée libre - Direction : Muriel Vernet 

 

source : internet 

 

Avec
AVRIL Adeline, BARDIN Gaëlle, BONNEPART Helen, DUTILLEUL Dominique, DUVERNEUIL Catherine FONTANEL Owen, FRANCESCHI Martine, LUCAS Audrey, MEOUAK Yasmina, MICHELOT Jean Louis, PORTE Anastasia, TRAPPO Isabelle, VESCONI Natacha, VILLARD Muriel ,VUAILLAT Jean Pierre

Jean-Luc Lagarce, un des plus grands auteurs metteurs en scène de théâtre du 20ème a laissé au terme de sa vie brève (1957-1995) une œuvre conséquente – (23 pièces de théâtre, 2 films vidéo, des récits, des essais, un journal –) Il est aujourd’hui un des auteurs les plus joué en France avec un large rayonnement international.

Les prétendants (1989) est une « fable pétillante sur la vie publique »…
17 personnages qui composent la vie d’un centre culturel de province se retrouvent à l’occasion de la nomination du nouveau directeur. Tous assistent avec anxiété à une passation de pouvoir un peu douteuse…

Cette peinture au vitriol est certainement une des pièces les plus drôles de l’auteur – on peut penser aux pièces satiriques de Molière (avec courtisans ou imposteurs en tout genre) ou même à Feydeau, qui peignaient tous deux avec leur regard aigu les travers de leur époque… Lagarce, ici avec Les Prétendants pointe aussi : « le changement d’une époque : la fin des croyances utopiques et la conversion du marché culturel au marketing et à l’économie ; des vertus civilisatrices de l’art, on passe au rendement culturel » (Jean-Pierre Thibaudat)

Nous avons donc choisi avec ce groupe de 15 personnes que forme l’Atelier du théâtre de Vienne de nous emparer de cette pièce…. Ce qui n’est pas chose facile… En effet, l’écriture de Lagarce est exigeante de par sa très grande précision : tout tient dans le dire. Du non-dit au débordement verbal, du dialogue tac au tac au long monologue, le registre de la parole est vaste… De plus dans cette pièce particulièrement, Lagarce travaille aussi avec toutes les langues de bois, « amas de mots épuisés »… Tous les personnages (les héros de Lagarce sont sans héroïsme) sont plus ou moins confrontés à la fragilité des mots, chacun a son lot de petites faiblesses, de petites médiocrités, ses petits « arrangements ».
La constitution du groupe (12 femmes, 3 hommes…) nous a amené à penser ces « personnages » comme des « figures ».
L’enjeu et la dynamique aussi de cette pièce c’est que « ça ne commence pas»… ou que « ça n’en finit jamais »….Ce qui demande à tous une belle énergie ! Et beaucoup d’humour...


Muriel Vernet